Quelques réflexions sur le Conseil des régions
Lors du dévoilement de son Conseil des ministres, la nouvelle première ministre, Christine Fréchette, a annoncé la création d’un Conseil des régions, composé de 18 députés (deux pour la Montérégie en raison de son poids démographique) représentant toutes les régions du Québec, présidé par un ministre délégué aux Régions, Mathieu Lévesque. Ce Conseil des régions n’a ni budget ni pouvoir de décision. C’est une instance de consultation appuyée par des attachés régionaux pour assurer un lien avec le terrain.
Son mandat est de définir les priorités de chaque région de concert avec les acteurs du milieu. Ces priorités devront clairement être établies ou basées sur un consensus régional de la société civile, comme au temps des conférences régionales des élus précipitamment abolies en 2015. En cela, actuellement, le Collectif régional de développement (CRD) du Bas-Saint-Laurent est un cas éloquent en la matière.
Au sein du Conseil des régions se jouera le délicat exercice de l’arbitrage. « Le Conseil doit devenir un lieu de priorisation des différentes priorités […] Il faudra se montrer réaliste et choisir les enjeux et les projets auxquels nous voulons nous attaquer dans le mandat qui nous est alloué », prévient le ministre délégué.
La réalisation des priorités régionales dépendra de la volonté des ministères sollicités par les priorités qui atterriront chez eux. Exit un réel pouvoir aux régions. Le slogan électoral « Nous sommes le gouvernement des régions » signifie que la Coalition avenir Québec (CAQ) au pouvoir est un gouvernement qui gouverne les régions (sélection des priorités, financement, exécution).
Tel qu’il est présenté, le Conseil des régions relève du ministère des Affaires municipales, qui a adopté le 24 mars 2025 la Stratégie gouvernementale révisée pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires........
