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Pour un baril de poudre de perlimpinpin

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13.03.2026

Les fastueuses dépenses du département de la Défense en septembre dernier (6,9 millions de dollars en homard, 15,1 millions en côtes de bœuf, 2 millions en crabes royaux d’Alaska) auraient peut-être — dans un autre temps — suffi pour que n’importe quel officiel du gouvernement soit reconduit hors des murs de la ville et attaché à un rail, enduit de goudron et des plumes. Et on peut tout à fait imaginer que les 6 millions d’Américains (dont 1,8 million d’enfants) qui sont en passe de perdre leur accès à l’aide alimentaire de base (SNAP) y auraient vu une forme de justice.

C’était sans compter sur une guerre qui ne veut pas porter son nom : à raison de 37 millions l’heure pour les 100 premières heures, l’opération Fureur épique (Epic Fury) contre l’Iran représente un sommet. Un sommet d’incohérences, d’incompétence, d’improvisation. Comment qualifier, sinon, le fait de partir en guerre dans la région du Golfe, la fleur au bout du missile, persuadé de pouvoir défaire une puissance régionale pluriséculaire d’une pichenette ? Ou celui d’aller jouer dans le détroit d’Ormuz sans vérifier l’état des réserves stratégiques? Ou de parader une « démocratie bottée », comme les néoconservateurs l’ont fait un quart de siècle auparavant, imaginant (alors que la science politique montre que c’est une chimère) un changement de régime au bout des bombes?

En répétant l’Histoire… poussant oppositions et diasporas à se soulever, en annonçant de l’aide pour se rétracter ensuite, comme en Hongrie (1956), en Irak (1991), en Syrie (après 2011). Et cette fois-ci, encore… en attendant la conjugaison des massacres et la consolidation de l’étau du régime pour intervenir. Sans planification. De loin. Des airs. Trop tard.

À l’image d’un vieil........

© Le Devoir