Aurons-nous des propositions sérieuses sur l’abordabilité du logement ?
La porte-parole du FRAPRU demande aux partis de s’engager à faire progresser la part du logement social et communautaire dans le parc locatif.
Alors que la campagne électorale débute officiellement, un récent sondage Léger place l’abordabilité du logement dans les trois premiers enjeux jugés déterminants pour la population1.
L’inquiétude est compréhensible. L’abordabilité s’est détériorée rapidement partout au Québec. Depuis les élections de 2022, le loyer moyen a bondi de près de 30 %, passant de 952 $ à 1232 $. Les logements disponibles sont encore plus chers. Résultat : la majorité des locataires s’appauvrissent au détriment de leur qualité de vie, l’insécurité locative se généralise et l’itinérance continue d’augmenter.
Trop souvent par le passé, les locataires ont été ignorés lors des campagnes électorales. C’est pourtant du droit au logement de plus de 40 % de la population québécoise dont il est question.
La situation alarmante du logement locatif exige que leurs préoccupations soient entendues, particulièrement celles des ménages à faible et modeste revenus qui sont près de 400 000 à vivre dans un logement trop cher.
Le droit à un logement adéquat régresse, malgré l’engagement pris par le Québec devant la communauté internationale2 de le mettre en œuvre progressivement. Pour guider les prochaines politiques de logement, sa reconnaissance formelle dans la Charte des droits et libertés, au-delà d’une valeur symbolique, devrait imposer au gouvernement une obligation de résultat. Cette demande est d’ailleurs portée par des centaines d’organisations........
