Le pari risqué du recul des garde-fous environnementaux
Le Canada souhaite accélérer la réalisation de grands projets économiques au nom de la souveraineté énergétique et commerciale. Dans le contexte géopolitique actuel, cet objectif peut paraître raisonnable. Pour arriver à ses fins, le gouvernement propose une réforme majeure des lois environnementales fédérales. Cette réforme pourrait affaiblir certaines des protections les plus importantes de la nature au pays et pourrait avoir des conséquences irréversibles sur les forêts, les rivières, les espèces et les communautés qui dépendent de la nature partout au pays.
Comme biologistes travaillant sur la science de la biodiversité, nous croyons qu’il est essentiel que la population réalise les conséquences de ce qui est actuellement envisagé à Ottawa.
Le gouvernement fédéral propose une réforme majeure de ces lois1, présentées comme des mesures augmentant la « bureaucratie », afin de faciliter l’approbation de grands projets d’infrastructure en réduisant la portée des évaluations environnementales, en augmentant le pouvoir discrétionnaire politique dans les décisions et en permettant des travaux préliminaires – déboisement, excavation, drainage ou dragage – avant même que les évaluations environnementales soient terminées. Des projets pourraient également être exemptés de protections prévues dans la Loi sur les espèces en péril.
Au Canada et........
