Bâtir les capacités de recherche et de leadership sage-femme
À l’occasion de la Journée internationale des sages-femmes, Julie Ouellet en appelle à soutenir le développement d’une profession qui a fait ses preuves, mais demeure sous-financée.
Le 5 mai marque la Journée internationale des sages-femmes. Cette journée met en lumière un paradoxe. Le débat sur les iniquités de la recherche en santé des femmes et des personnes de la diversité prend enfin de l’ampleur dans l’espace public. Pourtant, un enjeu demeure largement invisible : comment corriger ces iniquités si la profession sage-femme demeure elle-même sous-financée et n’a pas d’accès concret aux financements de la recherche ? Pourtant, selon l’Organisation mondiale de la santé, des sages-femmes pleinement soutenues pourraient répondre à près de 90 % des besoins essentiels en santé sexuelle et reproductive1. Ce potentiel contraste avec le manque d’investissements qui limite encore aujourd’hui le développement et la reconnaissance des 334 sages-femmes du Québec.
Leur rôle dépasse largement l’accouchement : suivi de grossesse, choix du lieu de naissance, contraception, dépistage des ITSS, accompagnement postnatal et soutien à l’allaitement à domicile, détection des complications, soins d’interruption de grossesse, repérage de la violence conjugale.
Les données sont claires. Les soins sages-femmes sont........
