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Trump et le recours à la force militaire

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24.01.2025

Donald Trump a-t-il renié son crédo non interventionniste ? demande le directeur de l’École supérieure d’études internationales de l’Université Laval. Lorsqu’on regarde de plus près, on comprend que le président des États-Unis n’est pas contre le recours à la force à l’étranger.

Durant la campagne présidentielle, Donald Trump a critiqué les interventions militaires de ses prédécesseurs. Il a remis en question leur valeur stratégique, les qualifiant de coûteuses et contraires aux intérêts fondamentaux de son pays.

Or, au début de janvier, évoquant des préoccupations de sécurité nationale, le président désigné a surpris le monde en déclarant qu’il n’excluait pas le recours à la force militaire pour annexer le canal de Panamá et le Groenland. Il a renforcé cette position lors de son discours inaugural en ciblant spécifiquement le canal. Ces déclarations fracassantes, apparemment en contradiction avec ses prises de position de campagne, interrogent : Trump a-t-il renié son crédo non interventionniste ?

À première vue, la réponse semble être oui. Mais lorsque l’on regarde de plus près, Trump est loin d’être contre le recours à la force à l’étranger. Ses critiques visaient principalement les opérations militaires prolongées destinées à provoquer des changements de régime (regime change) et à reconstruire des États (nation-building), comme en Afghanistan et en Irak, au nom de la lutte contre le terrorisme. Plus largement, Trump rejette catégoriquement........

© La Presse