Trouver notre lumière dans l’obscurantisme
Le directeur général de Cossette Montréal croit que le monde de la publicité peut servir de rempart contre la désinformation et le quasi-monopole des grandes plateformes
L’année 2026 s’est ouverte avec des airs de Moyen Âge. Une poignée de plateformes contrôle l’infrastructure, les données et l’attention : trois d’entre elles réunissent à elles seules plus de 55 % des dépenses publicitaires mondiales hors de la Chine, selon les données de l’organisme WARC pour 20251. Chez nous, cette emprise est encore plus frappante : au Canada, selon les données du Global Media & Internet Concentration Project, près de 80 % des investissements publicitaires numériques sont effectués par seulement deux acteurs, Google et Meta2.
Des économistes comme Cédric Durand et Yanis Varoufakis évoquent les risques du « techno-féodalisme » : un système où la valeur se concentre autour de quelques grandes infrastructures numériques.
Aujourd’hui, quelques acteurs aspirent nos dollars et nos ressources vers leurs châteaux forts de la Silicon Valley. Ces châteaux forts, nous contribuons à les bâtir, un budget à la fois.
Pourtant, ce modèle n’est pas une fatalité : si le monde de la publicité se trouve au cœur de ces tensions........
