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Ode à l’individualité en macroéconomie

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tuesday

Les travaux des récents lauréats du prix Nobel d’économie nous rappellent que la science économique est avant tout une science du comportement humain, expliquent Daniel Dufort et Jonathan Vitti.

On décrit souvent la « main invisible » comme une force mystérieuse qui orienterait l’économie. Pourtant, elle n’a rien d’énigmatique. Ce sont nos propres mains, celles-là mêmes qui paient le souper, signent un contrat pour acheter une voiture neuve ou mettent de l’argent de côté pour les jours difficiles.

Le 12 octobre, le Nobel d’économie a récompensé deux chercheurs qui ont placé ces gestes ordinaires au cœur de la macroéconomie pour leurs travaux sur les « fondements microéconomiques de la stabilisation macroéconomique » : les Américains Robert E. Hall (Stanford) et Michael Woodford (Columbia).

Derrière ce jargon se cache une idée aussi simple que fondamentale : on ne peut comprendre les fluctuations économiques, le chômage, ni la manière dont les individus et les ménages réagissent aux politiques publiques sans d’abord comprendre les mécanismes qui gouvernent leurs décisions.

Autrement dit, la science économique est avant tout une science du comportement humain et plus précisément de ce qui caractérise l’être humain dans toute sa singularité : sa capacité à faire des choix. Les gouvernements qui l’oublient finissent par en faire payer le prix à leur population.

L’échec keynésien........

© La Presse