« Je me suis rendu compte que j’étais la femme d’un monstre » : au troisième jour du procès du génocide des Yézidis, le récit des horreurs quotidiennes de Daech
Dans le cadre du procès de Sabri Essid, premier djihadiste français jugé pour génocide et crimes contre l’humanité à l’encontre de la communauté yézidie, son ex-compagne, aujourd’hui détenue en France dans l’attente de son procès, a raconté sa vie de terreur en Syrie à la cour d’assises de Paris.
« Madame, comment se passait votre sexualité avec votre mari ? » À cette question du président de la cour, Léa (le prénom a été modifié), ex-compagne de Sabri Essid, djihadiste français jugé pour génocide, crimes contre l’humanité et complicité de ces crimes, marque un temps d’arrêt. Gênée et humiliée sans doute, elle sait aussi que c’est la participation de Sabri Essid à un système de traite d’esclaves sexuelles qui justifie son interrogatoire. « Je n’avais pas mon mot à dire, il fallait le satisfaire, c’était mon devoir, finit-elle par lâcher. Alors il venait quand il voulait, comme il voulait. C’était une sexualité violente, brutale. »
Incarcérée à la maison d’arrêt de Nancy en attente de son jugement pour association de malfaiteurs terroriste, Léa affirme qu’elle a très vite compris que son mari « n’avait aucun cœur ». Avant même son départ en Syrie, elle se souvient d’un homme violent et insensible. Un homme qui...
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