« Réparer ne signifie pas tourner la page » : l’Assemblée adopte une loi de réparation pour les « mineurs de la Réunion transplantés » dans l’Hexagone
L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité, dans la soirée du mercredi 28 janvier, une proposition de loi portée par la députée GDR Karine Lebon visant à reconnaître et réparer les préjudices subis par les mineurs réunionnais déplacés de force dans l’Hexagone entre 1962 et 1984. Un scandale qui a touché plus de 2 000 enfants.
Elle en a eu la voix cassée. Le temps d’une soirée, la députée de la Réunion, du groupe communistes et ultramarins (GDR), Karine Lebon, a restitué l’émotion de plusieurs centaines d’enfants réunionnais déracinés, face à l’Assemblée nationale. Sa proposition de loi de reconnaissance et réparation des injustices dont ont été victimes ces mineurs déplacés de force dans l’Hexagone, entre 1962 et 1984, a été adoptée à l’unanimité, dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier.
C’est sous le regard de plusieurs dizaines de ces enfants réunionnais, aujourd’hui adultes, installés dans les tribunes, que le texte a été débattu. La proposition de loi préconise la création d’une commission pour la mémoire, l’institution d’une journée nationale d’hommage le 18 février et l’ouverture d’un droit à réparation sous forme d’allocation forfaitaire.
L’allocation sera versée sur demande aux........
