« Des Somaliens, j’en ai tué moi quand j’étais dans l’armée » : un rapport de la CGT accuse des juges de la Cour nationale du droit d’asile de propos racistes, sexistes et homophobes
Un rapport de la CGT-Conseil d’État-Cour nationale du droit d’asile, consulté par les Jours, dévoile les nombreuses discriminations entretenues par des juges assesseurs et des magistrats au sein même des salles d’audience. Entre des propos racistes, des jugements LGBTphobes et des comportements sexistes, près de huit agents interrogés sur dix expliquent avoir déjà été témoins « de propos de nature discriminatoire ».
La dimension structurelle du racisme et du patriarcat s’est, une énième fois, illustrée au travers d’une instance de l’État. Cette fois-ci, c’est la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) qui se retrouve au centre de la tourmente. Et plus particulièrement les membres de formations de jugement (des juges assesseurs et des magistrats professionnels), visés par un rapport de la CGT-Conseil d’État-Cour nationale du droit d’asile (CGT-CE-CNDA), consulté par les Jours.
Le constat de la branche syndicale est sans appel : « La majorité des agent·es sont témoins, lors des audiences, des propos de nature discriminatoire tenus par les membres de la formation de jugement, lesquels créent un doute sérieux sur l’impartialité de ces derniers pour rendre des décisions sur la situation des demandeurs et demandeuses d’asile. »
Les lecteurs du rapport ont ainsi un aperçu, sur 45 pages, de la violence exercée par ces derniers, tant auprès de leurs collègues que des demandeurs d’asile, au sein de la cour située à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Des relents coloniaux à un sexisme crasse, les juges pointés dans ce rapport sont accusés d’être les auteurs de réflexions violentes, dans ce qui semble relever d’un sentiment de toute-puissance.
Des propos racistes se........
