« Sous le poids des lobbies, l’ambition du texte a été considérablement réduite » : la nouvelle loi contre la fast-fashion adoptée mais édulcorée
Le Parlement a définitivement adopté ce lundi 29 mai une loi pour freiner l’essor de la mode ultra-express. Censée lutter contre l’impact environnemental et social de l’industrie textile, elle a été réorientée pour s’en prendre aux seuls Shein et autres Temu qui disposent déjà de moyen de la contourner.
Une occasion manquée. Le Parlement vient de définitivement adopter ce lundi 29 juin la proposition de loi « visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile », réduite dans ses objectifs à peau de chagrin.
Initialement, cette proposition de loi était destinée à diminuer l’impact environnemental et social de la mode ultra-éphémère, dont les 150 milliards de vêtements produits chaque année sont responsables de 10 % des émissions de gaz à effet de serre et de montagnes de déchets.
Percutée ensuite par l’émergence de l’ultra-fast fashion, elle a été réorientée vers des questions de souveraineté économique et de protectionnisme. Si bien que ses mesures visent essentiellement les grandes places de marché asiatiques comme Temu, Shein et AliExpress.
« On tape fort sur Shein »
Dans cette loi, qui joue de deux critères (les volumes de vêtements mis sur le marché et leur taux d’incitation à les réparer) pour définir quelles entreprises seront ciblées, tout est une question de........
