Viols, agressions, négligences… Violences dans le périscolaire : comment en est-on arrivé à une telle défaillance
La multiplication, ces derniers mois, des affaires de violence en milieu périscolaire, lève le voile sur un secteur en déshérence, à qui l’on confie des missions et des responsabilités capitales tout en le privant des moyens de les assumer.
« On découvre ce que l’on n’a pas voulu voir » pendant des années. Le constat est posé par Barka (elle ne donne que son prénom), du collectif #MeTooEcole, rassemblant des parents souhaitant « briser le silence » sur les violences périscolaires. Son discours est aujourd’hui partagé par nombre d’acteurs du secteur.
Au fil des mois, de révélations en accusations, de plaintes en procès, le sujet est devenu un scandale d’une telle ampleur que plus personne ne songerait à nier la réalité des atteintes diverses, du viol aux violences verbales, en passant par les agressions sexuelles, brutalités, violences psychologiques, commises sur de jeunes enfants là où, précisément, ils devraient jouir d’une sécurité maximale : à l’école, lors de ces temps hors des cours qu’on rassemble sous le nom des activités périscolaires.
Un animateur mis en cause simplement déplacé dans une autre école
Un autre collectif, SOS Périscolaire, propose sur son site une carte interactive qui tente de recenser tous les cas, depuis 2021, ayant fait l’objet de signalements, de simples « négligences » jusqu’aux atteintes sexuelles. Avec un recul de seulement cinq ans, rares sont les départements épargnés. Certes, les cas de violences sexuelles demeurent largement minoritaires. Mais les données sont rares et renseignent peu sur la profondeur du phénomène....
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