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Le festival international de documentaire « cinéma du réel » regarde le monde sous tous les angles

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19.03.2026

Désormais disséminé dans sept lieux parisiens, le rendez-vous du documentaire ouvre, ce samedi, sa 48e édition.

Le Cinéma du réel n’est pas seulement un rendez-vous annuel du documentaire. C’est également l’occasion de découvrir le contrechamp artistique d’un récit médiatique trop souvent formaté, parfois instrumentalisé, à travers des films qui donnent à voir le monde sous tous les angles.

Désormais disséminée dans sept salles parisiennes, en raison de la fermeture du Centre Georges Pompidou, la manifestation inaugure demain sa 48e édition avec, en plus de ses 37 films (16 longs et 21 courts métrages) en compétitions nationale et internationale, quelques avant-premières.

Rithy Panh, le mémorialiste du génocide cambodgien

Au programme, le documentaire de la cinéaste argentine Lucrecia Martel, Nuestra Tierra, évocation du meurtre du chef d’une communauté indigène par trois hommes blancs. Nous sommes les fruits de la forêt, le nouveau film de Rithy Panh, le mémorialiste du génocide cambodgien, s’attache à une collectivité d’autochtones dans les montagnes du nord du Cambodge.

Dans cette période troublée, un focus est consacré à la cinéaste Bani Khoshnoudi, à travers l’un de ses films, The Vanishing Point, sur une réalisatrice iranienne en exil qui parvient enfin à parler de sa cousine morte en prison durant les purges de 1988, brisant ainsi le silence familial et Un cri dans le noir, une lecture performative et visuelle autour du rôle des images dans la lutte antifasciste dans son pays.

Fun Radio et Skyrock, retour dans les années 1990 : « Cette libre antenne, c’était notre éducation sexuelle »

Car ici, le cinéma est à la fois un geste artistique et politique. C’est d’abord Jumana Manna, cinéaste et sculptrice palestinienne qui vient présenter ses sept films (4 courts, 3 longs) et interroger ce que la colonisation fait aux corps. C’est aussi Front(s) populaire(s) qui explore « une partie de notre réalité contemporaine à partir de films qui témoignent de l’engagement citoyen et de cinéastes qui les filment » avec, chaque jour, une œuvre différente.

Le 26 mars, notre collègue de la rubrique internationale Benjamin König animera une rencontre autour d’Independance Tey, d’Abdou Lahat Fall, une immersion au sein du Frapp, un mouvement de jeunesse contestataire à Dakar. Un programme riche et foisonnant autour d’un cinéma qui conjugue forte ambition artistique et réflexion.

Cinéma du réel, festival international du documentaire, du 21 au 28 mars, à Paris. Renseignements : cinemadureel.org

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