Disparition du peintre allemand Georg Baselitz
Figure majeure de ce que l’on a appelé le néo-expressionnisme allemand, le peintre allemand aux figures inversées se sentait comptable de l’histoire. L’aigle foudroyé de Georg Baselitz
Souvent remarqué pour son inversion de la figure humaine qu’il avait pris le parti de représenter la tête en bas, le peintre allemand Georg Baselitz est décédé jeudi 30 avril à 88 ans. C’était une des figures majeures de ce que l’on a appelé, particulièrement Outre-Rhin le néo-expressionnisme, aux côtés de R.A Penck, Georg Immendorf, Anselm Kiefer, Sigmar Polke, Markus Lupertz. Renouant avec l’expressionnisme des années précédant le nazisme porté par Otto Dix, Georg Grosz, Emil Nolde, leur peinture figurative, souvent sur de grands formats, brossés avec force, aux couleurs marquées, voire agressives, sa peinture s’opposait délibérément à l’abstraction comme au pop art.
La figure humaine, son grand sujet
Le musée d’art moderne de Paris avait aussi exposé les sculptures en bois de Baselitz en 2011, de grande taille et taillées à la tronçonneuse, également inspirées par la figure humaine qui fut son grand sujet et dont l’inversion était d’abord pour lui un appel à regarder la peinture elle-même avant la représentation. On peut imaginer........
