Affaire Deranque : l’escalade de la violence que révèlent les auditions
Le dossier d’enquête, auquel a eu accès « Le Monde », démontre que les militants identitaires comme les antifas s’étaient préparés dans la perspective d'un affrontement, le 12 février. Les jeunes hommes auditionnés, qu’idéologiquement tout sépare, ont des liens avec les sports de combat et le hooliganisme.
À Lyon, le 12 février, une trentaine de jeunes hommes, âgés entre 19 et 25 ans, se sont violemment battus, entraînant la mort, deux jours plus tard, du militant néonazi Quentin Deranque, victime notamment de coups fatals au crâne. C’est le premier enseignement des auditions menées dans le cadre de l’enquête, auxquelles a eu accès le Monde : les deux groupes impliqués s’étaient organisés pour un affrontement.
Très loin, donc, du scénario écrit par l’extrême droite immédiatement après le drame : celui d’un guet-apens mené par les militants antifascistes de la Jeune Garde contre de pacifiques identitaires venus seulement épauler leurs « camarades » de Némésis, en marge d’une conférence de l’insoumise Rima Hassan. Un lien entre........
