Pour la première fois, un soldat israélien reconnaît le ciblage systématique des journalistes par l’armée à Gaza
Sous couvert d’anonymat, un ancien soldat de l’armée israélienne a raconté au journal « Le Monde » et à l’ONG Breaking the Silence, comment l’armée israélienne emploie la stratégie d'« incrimination rétrospective » pour relier les victimes de crimes de guerre au Hamas. Derrière ce terme, on saisit les contours d’une véritable doctrine militaire destinée à sans-cesse contrôler le récit.
Les exemples ne manquent pas. Depuis près de trois ans, l’armée israélienne bafoue le droit international en se livrant à un génocide dans la bande de Gaza, en réponse aux attaques du Hamas le 7 octobre 2023. Quand ce ne sont pas des écoles, des universités ou des hôpitaux qui sont réduits en gravats par les bombes, l’armée israélienne cible délibérément les journalistes, travailleurs humanitaires et secouristes.
À chaque fois, c’est le même refrain : les bâtiments visés hébergent des infrastructures du Hamas et les personnes ciblées ont un lien avec l’organisation islamiste. Derrière cette propagande guerrière de plus en plus visible, se cache en réalité une véritable doctrine militaire du contrôle de l’information. Pour la première fois, un soldat de l’armée israélienne a raconté au journal Le Monde, et à l’ONG Breaking the Silence, les ressorts de cette stratégie d’« incrimination rétrospective ».
L’exemple du bombardement de........
