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Fallait-il geler les exonérations de cotisations accordées aux entreprises ?

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27.05.2026

Pour freiner le déficit, le gouvernement a décidé de geler les aides aux entreprises portant sur les salaires. Le patronat s’insurge contre cette (faible) hausse du coût du travail, qui se justifie pourtant. 

Cette fois, plus de doute, le totem est tombé. Après une trentaine d’années d’exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises, la France emprunte le chemin inverse. Un décret imminent va modifier le barème de ces allégements au 1er juin, et ainsi « priver » les entreprises françaises de 2,2 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année. De quoi soulager des comptes publics, fragilisés par les conséquences économiques de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis en Iran.

Et, ce faisant, mettre un terme à un mouvement quasi ininterrompu… 

Cette fois, plus de doute, le totem est tombé. Après une trentaine d’années d’exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises, la France emprunte le chemin inverse. Un décret imminent va modifier le barème de ces allégements au 1er juin, et ainsi « priver » les entreprises françaises de 2,2 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année. De quoi soulager des comptes publics, fragilisés par les conséquences économiques de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis en Iran.

Et, ce faisant, mettre un terme à un mouvement quasi ininterrompu. Dès 1993 en effet, la France met en place des exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires. L’objectif est alors d’encourager les entreprises à embaucher les personnes peu qualifiées. Puis, progressivement, ces allègements de cotisations sont étendus, jusqu’aux salariés payés 3,5 fois le salaire minimum (Smic), notamment pour améliorer la compétitivité des entreprises.

Pendant longtemps, cette politique n’a pas été remise en cause, car tout le monde semblait y gagner : l’Etat incitait à la création d’emplois peu qualifiés, les entreprises bénéficiaient d’une baisse du coût du travail, et les employés profitaient d’un salaire net plus élevé. Mais comme il n’y a pas de repas gratuit en économie, c’est le contribuable qui réglait indirectement une ardoise qui n’a cessé de grossir, au point qu’elle devrait atteindre 74 milliards d’euros en 2026. Précision : ces 74 milliards ne sont pas versés aux entreprises sous forme de chèque. Ils correspondent à des cotisations non perçues par la Sécu, qui lui sont ensuite en grande partie compensées par l’Etat.

Exonérations de cotisations sociales : une envolée du coût pour les finances publiques

2024 = prévision de la Cour des comptes

Coincé par un déficit élevé, le gouvernement ne veut plus laisser filer cette dépense. Problème pour lui, le Smic va augmenter de 2,41 % le 1er juin car il est indexé sur l’inflation, de nouveau en hausse. Or, à très court terme, une hausse du Smic se transmet aux exonérations de cotisations sociales par deux........

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