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La comédie musicale, un modèle à succès

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11.04.2026

Les superproductions chantées et dansées font un tabac en France. Un genre dont le potentiel économique n’échappe pas aux producteurs et exploitants de salles de spectacles, tant publiques que privées.

Les demoiselles de Rochefort au Lido, La cage aux folles au Châtelet, Chicago au Casino de Paris, Les producteurs au Théâtre de Paris… depuis quelques mois, Paris a des petits airs de Broadway, tant l’offre de comédies musicales s’est étoffée dans la capitale.

Il faut dire que le genre rencontre un engouement croissant : 19 % des Français ont déclaré avoir assisté à au moins une comédie musicale en 2025, contre seulement 6 % en 2014, selon le baromètre du spectacle vivant réalisé par Harris Interactive. Rien qu’en 2024… 

Les demoiselles de Rochefort au Lido, La cage aux folles au Châtelet, Chicago au Casino de Paris, Les producteurs au Théâtre de Paris… depuis quelques mois, Paris a des petits airs de Broadway, tant l’offre de comédies musicales s’est étoffée dans la capitale.

Il faut dire que le genre rencontre un engouement croissant : 19 % des Français ont déclaré avoir assisté à au moins une comédie musicale en 2025, contre seulement 6 % en 2014, selon le baromètre du spectacle vivant réalisé par Harris Interactive. Rien qu’en 2024, la fréquentation des comédies musicales a bondi de 22 % selon le Centre national de la musique1, grâce notamment au succès de la reprise de Starmania, mis en scène par Thomas Jolly.

Au point que le genre est désormais un poids lourd sur le plan économique : si les comédies musicales et le cabaret ne représentent que 27 % des billets vendus en 2024, ils pèsent pour 43 % des recettes du spectacle vivant (hors concerts), selon le ministère de la Culture. Et ce, grâce à un prix du billet atteignant 47 euros en moyenne, contre 22 euros pour le théâtre ou 34 euros pour la danse.

« L’engouement actuel du public découle de la globalisation du monde du spectacle. En général, il s’appuie sur un succès préexistant : celui d’un roman, d’un film. Il relève donc de l’économie circulaire de l’entertainment, et des produits dérivés – du cinéma, des émissions de télécrochet comme The Voice », observe Isabelle Barbéris, maîtresse de conférences à l’université Paris Cité et autrice de nombreux ouvrages sur le spectacle vivant.

« L’engouement actuel du public découle de la globalisation du monde du spectacle. En général, il s’appuie sur un succès préexistant : celui d’un roman, d’un film. Il relève donc de l’économie circulaire de l’entertainment, et des produits dérivés – du........

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