Un tour du monde de la dette, et 3 autres conseils de lecture
Chaque samedi, Alternatives Economiques sélectionne pour vous des livres qui méritent d’être lus.
Cette semaine, nous vous conseillons Géopolitique de la dette. Où va l’épargne du monde ?, par Anton Brender ; Après l’écocide, par Patrick Frémeaux ; La science de la post-croissance, Timothée Parrique (dir.) et Eduquer pour le climat ? Pourquoi savoir ne suffit pas pour agir, par Hugues Draelants.
1/ « Géopolitique de la dette. Où va l’épargne du monde ? », par Anton Brender
Pourquoi l’endettement mondial ne cesse-t-il de progresser, en particulier celui des Etats ? Si vous cherchez une réponse claire et pédagogique à cette question, c’est le livre qu’il vous faut.
Pas besoin de raisonnements alambiqués pour se plonger dans le sujet : quand il y a beaucoup de dettes, c’est qu’il y a beaucoup d’épargne disponible qui attend d’être placée. Et heureusement que cette volonté de s’endetter est là ! Parce que quand une partie des revenus est épargnée, si personne ne veut emprunter, l’activité s’effondre, la déflation est proche.
Qui s’endette ? Assez peu les entreprises considérées dans leur ensemble, elles dégagent suffisamment de profits pour se financer même si cela dépend bien sûr des pays (les entreprises françaises sont plus endettées que les autres). L’essentiel de l’endettement est celui des Etats et celui des ménages pour leurs projets immobiliers. Attention, cela peut déraper car c’est là, dans ces deux types de dette, que l’on trouve la source de grandes crises financières de l’histoire.
Donald Trump met le bazar
Une fois les mécanismes bien expliqués, Anton Brender nous emmène dans un voyage autour du monde dont on tire beaucoup de leçons. On commence par les Etats-Unis : oui, ils sont très endettés… et heureusement, car ils ont servi d’emprunteur en dernier ressort pour absorber le surplus d’épargne mondiale. Trump met bien évidemment le bazar dans tout cela sans que l’on sache comment ça va finir : il dit vouloir réduire la dépendance des Etats-Unis aux créanciers étrangers, mais en même temps pousse à la hausse le déficit budgétaire et la dette, peut-être........
