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En finir avec une politique de solidarité internationale faite de faux-semb...

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22.06.2026

La solidarité internationale est présentée comme une priorité pour la France qu’elle a souhaité faire partager avec d’autres grands donateurs, notamment lors de la tenue du sommet du G7 en juin 2026 à Évian. Pourtant, Les crédits de l’Aide publique au développement (APD) ne cessent de baisser en France depuis 2024. Le groupe Agence française de développement (AFD), banque publique de développement française au service de la solidarité internationale, au service de la coopération internationale, nous dit investir des milliards d’euros en Afrique et ailleurs. Pourtant, il s’agit le plus souvent non pas d’investissements mais de prêts qui se remboursent et fabriquent de l’endettement chez le prêteur comme chez les bénéficiaires. Les ONG réunies au sein des organisations de solidarité internationale dépendent de l’allocation de crédits publics issus de l’Aide publique au développement pour assurer leurs missions de solidarité internationale. Pourtant, elles critiquent l’Aide en lui collant l’étiquette d’instrument néocolonial qui n’ose dire son nom, alors qu’elle a été créée pour justement accompagner par le développement l’indépendance économique et politique de pays souvent nouvellement décolonisés.

Et pour mieux masquer toutes ces incohérences, on se gargarise de mots nouveaux afin de masquer ces réalités. Les « pays pauvres » deviennent les « pays vulnérables ». Mais qu’est-ce qu’un pays vulnérable ? un pays pauvre ? un pays en guerre ? un pays en risque climatique ? Ce type d’appellation à interprétations multiples permet d’ouvrir en grand le parapluie géographique des bénéficiaires possibles. L’ambiguïté s’installe.

On milite pour une approche « transactionnelle » de la coopération française. Mais qu’est-ce qu’au juste une approche transactionnelle ? Ne cherchez pas une définition sur Internet, il n’en existe pas. En fait, c’est un vocabulaire d’initiés, un vocabulaire qui voudrait dire que pour chaque financement de coopération internationale, on se soucie du taux de retour pour celui qui reçoit mais également du taux de retour pour celui qui finance. Mais c’est quoi un taux de retour pour un bénéficiaire ? pour un financeur ? Comment on les mesure ? Comment on les compare ? L’ambiguïté s’accroît.

C’est pourquoi peut-être, on en vient à tenter d’étayer le propos en se disant vouloir dorénavant établir des « partenariats équilibrés », ce qui sous-tend que les partenariats établis par le passé, notamment avec l’Aide publique au développement, n’étaient pas globalement des partenariats équilibrés. Mais comment mesure-t-on l’équilibre d’un partenariat ? Peut-on véritablement comparer ce qu’apporte un financement à un pays receveur (un service supplémentaire) et ce qu’apporte ce même financement à un pays qui finance (une influence et des marchés) ? Peut-on aller jusqu’à présenter comme plus équilibré un partenariat en prêt qui endette sur le long terme un des partenaires par rapport à un partenariat en don pourtant beaucoup plus généreux pour le bénéficiaire ? L’ambiguïté est à son comble.

Dans ce brouillard fabriqué de toutes pièces qui ne cesse de s’épaissir et qu’on n’hésite pas à........

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