Les séries passent avant les 50 buts pour Caufield
Les statistiques font jaser dans le monde du sport. Chaque fois qu’un athlète, qu’il soit masculin aussi bien que féminin, s’approche d’une marque spéciale, des chiffres comparatifs sortent à tout vent dans les médias. Ça enjolive nos journées.
• À lire aussi : Voici les 6 marqueurs de 50 buts dans l’histoire du Canadien
• À lire aussi : Voici les 101 marqueurs de 50 buts dans l’histoire de la LNH
• À lire aussi : L’état de la course aux 50 buts de Cole Caufield avec 11 matchs à jouer
Cole Caufield n’échappe pas à cette attention maintenant que le plateau des 50 buts est à sa portée. Or, comme tout joueur qui se retrouve dans cette situation, il ne laisse pas ses émotions prendre le dessus.
Ça viendra sans doute s’il réussit l’exploit.
Pour le moment, du moins extérieurement, Caufield affiche un grand calme. La saison suit son cours.
« Vous, les journalistes, connaissez l’histoire du hockey et vous y faites toujours référence. Pour ma part, j’essaie de refouler tout ça, me dit-il.
« On a une saison à terminer. Il nous reste toujours à nous qualifier pour les séries éliminatoires », signale-t-il.
Effectivement, rien n’est joué pour le Canadien même s’il est bien positionné au classement. Tous les matchs sont cruciaux.
Une série de cinq matchs en huit jours à l’étranger l’attend, et ça ne dérougira pas à son retour à Montréal.
Caufield est sur une lancée extraordinaire. Avec 27 buts à ses 34 derniers matchs, on se dit qu’il est bien capable d’en marquer six sur les 11 qu’il lui reste à jouer pour atteindre le cap des 50.
Ses 44 buts en 69 matchs le classent au 21e rang actuellement parmi les joueurs de l’histoire du Canadien totalisant le plus de buts en une saison. Ça le place en compagnie de joueurs légendaires tels que Maurice Richard, Bernard Geoffrion, Jean Béliveau et Guy Lafleur.
L’idée n’est pas de comparer Caufield à ces grands noms. Ce serait injuste.
Le temps lui permettra de trouver sa place dans l’histoire. Mais une chose est certaine : Caufield fait des merveilles et il n’a rien à envier aux autres joueurs renommés de la LNH qui sont tous plus costauds que lui.
En fait, ce sont pratiquement tous les joueurs de la ligue qui sont plus grands et plus gros que lui.
Faudrait lui trouver un surnom
Ça montre que le talent n’a rien à voir avec la taille et le poids. Toutefois, ça ajoute au charme de l’athlète. Les amateurs québécois affectionnent les petits joueurs, et ils ont été gâtés à cet égard au fil du temps.
Aurèle Joliat, qui était surnommé The Little Giant (le Petit Géant) et Mighty Atom (Atome puissant), ne faisait que cinq pieds sept pouces et 136 livres.
Henri Richard, dit le Pocket Rocket, avait la même taille et pesait 160 livres, tout comme Mats Naslund, alias le Petit Viking.
Yvan Cournoyer, connu sous le surnom de Roadrunner, mesurait aussi cinq pieds sept pouces et pesait 172 livres pendant sa carrière. Il était bâti dans le roc, celui-là.
En me remémorant ces souvenirs, je me dis qu’il serait amusant de trouver un surnom pour Caufield.
En attendant, tout le monde est sur le qui-vive.
Caufield ajoutera-t-il son nom aux six joueurs du Canadien qui ont connu des saisons de 50 buts ou plus ?
La réponse viendra bientôt.
