Pourquoi il ne faut pas paniquer chez le CH
Les deux derniers matchs du Canadien ont été plus difficiles que ce à quoi l’équipe nous avait habitués, dernièrement, mais il n’y a pas lieu de paniquer.
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Une baisse de régime, c’est normal. D’autant plus que là, elle coïncide avec la qualification du CH pour les séries éliminatoires.
Depuis le camp d’entraînement, l’équipe subit la pression de participer aux séries. Cette pression tombe finalement. Et en plus, il n’y a rien d’anormal à connaître deux matchs plus ordinaires au cours d’une saison...
La pression qui tombe, je l’avais vécue en 2011. Après une saison pénible à Providence, dans la Ligue américaine de hockey, je m’étais présenté au camp des recrues des Canucks de Vancouver. Je n’avais pas de contrat et je broyais un peu du noir, parce que je ne savais pas où je m’en allais.
Je m’étais mis tellement de pression. Et j’avais été intense, j’avais été bon. Je m’étais taillé un chemin jusqu’au camp d’entraînement et les Canucks m’avaient ensuite offert un contrat de la Ligue américaine.
Pour moi, c’était tellement gros. Après, la pression était tombée. J’avais pu souffler un peu sans le vouloir.... Mes performances avaient diminué d’ailleurs.
C’est comme gravir l’Everest
Une saison de hockey, c’est un peu comme une ascension de l’Everest. Tu ne fais pas ça d’un coup. Tu y vas par palier et là, le Canadien est arrivé au camp de base.
C’est sûr que l’équipe ne doit pas s’y éterniser, cependant, mais de toute façon, je ne pense pas qu’elle va y rester très longtemps. Selon moi, Montréal va connaître une grosse performance contre le Lightning de Tampa Bay, jeudi soir.
Parce que le Lightning, c’est un club que le Canadien pourrait affronter en séries et contre qui il a déjà joué – et gagné – la semaine dernière.
La température risque de monter. Le CH voudra montrer qu’il ne sera pas facile à battre.
Ça, on ne peut pas le reprocher à Bettman
Parlant de la course aux séries... Je trouve ça tellement excitant, en ce moment. On peut reprocher bien des choses à Gary Bettman, mais en raison des changements effectués dans les dernières années, tu as cinq équipes qui se battent encore pour une place, alors que le calendrier régulier prend fin la semaine prochaine.
Quand on y pense, ça donne environ 21 équipes qui auront lutté pendant presque toute l’année pour participer aux séries.
Il ne reste donc pas beaucoup de marchés qui n’auront pas cru en leurs chances. Et le plus merveilleux, c’est qu’il y a dans le lot des clubs auxquels on ne s’attendait pas du tout, comme les Penguins de Pittsburgh.
Tu n’as plus de clubs comme les Coyotes de l’Arizona, où gagner était secondaire à l’époque. Pas pour les joueurs, mais pour l’état-major, qui avait d’autres priorités.
Le 50e, une belle leçon
Quant à la quête du 50e but de Cole Caufield, on pensait tous que ce serait plus facile que ça, n’est-ce pas ? Mais c’est une belle leçon pour tout le monde, dans l’équipe.
C’est la preuve qu’il faut continuer de pousser jusqu’au bout, et que même si c’est dans la nature humaine de vouloir donner un coup de pouce à ton coéquipier, parfois, il vaut mieux ne pas changer ce qui fonctionne déjà.
– Propos recueillis par Jessica Lapinski
