Djen Djen : ce qu’un port algérien révèle des mutations des routes maritimes mondiales
Le 25 janvier 2026, en Algérie, la première opération de transbordement à l’échelle nationale a été réalisée dans le port de Djen Djen, à mi-chemin entre le canal de Suez et le détroit de Gibraltar.
Le 25 janvier 2026, en Algérie, la première opération de transbordement à l’échelle nationale a été réalisée dans le port de Djen Djen, à mi-chemin entre le canal de Suez et le détroit de Gibraltar.
Avec ce type d’opérations, il devient un point de passage majeur des flux internationaux, y compris lorsque les marchandises ne sont pas destinées au marché algérien.
Avec ce type d’opérations, il devient un point de passage majeur des flux internationaux, y compris lorsque les marchandises ne sont pas destinées au marché algérien.
De la Méditerranée à l’Arctique, la puissance se joue désormais dans la capacité à contrôler les points de passage et, surtout, à autoriser les bifurcations des routes maritimes.
De la Méditerranée à l’Arctique, la puissance se joue désormais dans la capacité à contrôler les points de passage et, surtout, à autoriser les bifurcations des routes maritimes.
En janvier 2026, le port algérien de Djen Djen, dans la wilaya de Jijel, a accueilli le Xin Yong Chang 19, venu de Chine avec une cargaison représentant 800 EVP (l’EVP, ou « équivalent vingt pieds », correspond à la capacité d’un conteneur standard long d’environ six mètres), dont un lot de 200 EVP a été déchargé puis rechargé sur un autre navire à destination de Saint-Pétersbourg, en Russie.
La nature exacte des marchandises et le nom du second navire n’ont pas été rendus publics. Selon l’entreprise portuaire, l’opération constituait une première en Algérie. Si 200 EVP pèsent peu à l’échelle mondiale, leur statut douanier mérite l’attention, car le transbordement fait passer une marchandise d’une coque à l’autre sans qu’elle soit dédouanée. Ces conteneurs ont donc transité d’un navire à l’autre sans entrer dans le circuit d’importation algérien.
Dès lors, le port n’apparaît plus comme une destination faite de quais et d’un hinterland, mais comme un relais dynamique. Djen Djen fonctionne comme un point de rupture de charge : une marchandise entre dans un réseau méditerranéen, change de navire, puis poursuit sa route. Le même mois, le port accueillait aussi l’Istanbul Bridge, le plus grand porte-conteneurs jamais reçu dans un port algérien – celui-là même qui, quelques mois auparavant, avait inauguré la liaison du service arctique de Sea Legend, compagnie maritime conteneurisée contrôlée par des intérêts chinois.
Ce sont deux événements distincts, mais qui placent d’emblée le port sous le double signe de la........
