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Quelles mesures sont les plus efficaces contre la dermatose nodulaire ? Ce que disent les modèles épidémiologiques

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28.06.2026

En 2025, de nombreux cas de dermatose nodulaire contagieuse, ou DNC, bovine ont déferlé sur les élevages français. Pour y faire face, les autorités ont alors misé sur la vaccination d’urgence et l’abattage total des cheptels touchés. Aurait-on pu gérer différemment cette épizootie, par exemple en n’abattant que les animaux malades ? Les modèles épidémiologiques permettent de répondre à cette question.

Alors que la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine continue de s’étendre au sud de l’Europe, par exemple en Sardaigne, aucun nouveau cas n’a été détecté en France depuis le 2 janvier 2026. Une accalmie qui fait suite à des mesures sanitaires combinant vaccination en urgence et abattage des troupeaux contaminés.

Les premiers cas de DNC en France ont été été décelés en juin 2025 dans des élevages de bovins localisés en Savoie, puis dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Dès octobre 2025, les cas ont gagné d’autres régions (Bourgogne-Franche-Comté et Occitanie), faisant craindre une épizootie de grande ampleur.

Cette maladie, qui a provoqué une grave crise sanitaire dans sept pays des Balkans entre 2015 et 2017, n’avait alors encore jamais été détectée en France. Elle fait partie des cinq maladies bovines les plus graves classées catégorie A par l’Union européenne (UE) – c’est-à-dire, maladie habituellement absente de l’UE contre laquelle des mesures d’éradication immédiate doivent être prises.

La DNC est causée par un virus transmis entre bovins par l’intermédiaire d’une mouche piqueuse présente en grand nombre dans les étables, Stomoxys calcitrans. Du fait de l’interruption de leur repas sanguin par les bovins gênés par les piqûres, ces mouches peuvent piquer plusieurs bovins successivement et transmettre le virus d’un animal à l’autre. La propagation du virus au sein d’un élevage est donc très rapide et difficilement maîtrisable.

Face à cette situation, le gouvernement a mis en œuvre une stratégie de gestion combinant abattage total des troupeaux infectés (dépeuplement) et vaccination d’urgence autour des foyers. Bien qu’efficace pour maîtriser l’épizootie en quelques mois, cette approche a suscité une forte contestation du monde agricole.

Une des alternatives proposées par cette contestation consistait à réaliser un dépistage régulier de l’ensemble des bovins d’un élevage infecté, suivi de l’euthanasie des seuls animaux identifiés comme infectés.

Mais cette alternative, appelée « dépeuplement sélectif », est-elle vraiment réaliste ? Permet-elle de maîtriser efficacement la propagation du virus au sein d’un élevage........

© The Conversation