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Les plus anciennes traces de rites funéraires montrent que les communautés du Paléolithique vivaient leur deuil comme nous

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16.07.2026

Il y a environ 27 500 ans, un adolescent âgé de 15 ans a été sauvagement attaqué par un ours, dans l’actuelle Ligurie, en Italie. L’attaque lui a déchiqueté la mâchoire, le cou et l’épaule gauche. Malgré son état critique, il n’était pas seul dans ses derniers instants.

Au contraire, les membres de sa communauté l’ont transporté dans la grotte d’Arene Candide, ont pansé ses blessures et sont restés à ses côtés pendant plusieurs jours jusqu’à son décès. Son corps a été allongé sur un lit d’ocre rouge (un pigment naturel à base d’argile) et par la suite enterré.

Lorsque les archéologues ont mis au jour ses restes en mai 1942, il était paré de centaines de coquillages perforés et de canines de cerf formant une couronne autour de sa tête, de pendentifs en ivoire de mammouth, de quatre bâtons décorés en bois de wapiti et d’une lame de silex qu’il brandissait encore fermement dans sa main droite — ils l’ont surnommé « il Principe », ou « le Prince ». La richesse de ses objets funéraires suggère qu’il jouissait soit d’un statut élevé, soit d’une grande vénération.

La conception courante de la vie à l’époque glaciaire — brutale, isolée, fondée sur la survie — laisse peu de place à la compassion et au deuil face à la mort. Pourtant, l’enterrement du « Prince » montre à quel point les humains ont depuis longtemps recours à des objets et à des rituels pour honorer la mémoire de leurs proches.

Une grotte réservée aux défunts

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