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De nombreuses femmes atteintes d’un cancer du sein pourraient éviter la chimiothérapie – ce qu’il faut savoir sur le test génétique

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15.07.2026

Le traitement du cancer du sein a beaucoup évolué, mais l’une des questions les plus difficiles reste : qui a réellement besoin d’une chimiothérapie, et qui peut s’en passer en toute sécurité ?

La chimiothérapie sauve des vies, mais elle s’accompagne également d’effets secondaires graves et de risques à long terme. Une nouvelle étude, présentée lors du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology à Chicago, montre qu’un test génétique de la tumeur peut aider les deux tiers des patientes atteintes de certains types de cancer du sein à éviter la chimiothérapie en toute sécurité, sans compromettre de manière significative leurs résultats à long terme. Voici ce que vous devez savoir.

En quoi consiste ce nouveau test génétique pour le cancer du sein ?

Cette nouvelle approche utilise un test génétique pour mesurer l’activité d’un ensemble de gènes liés au cancer dans la tumeur. Au lieu de se contenter d’observer le cancer au microscope, le test examine l’intérieur des cellules cancéreuses et mesure l’intensité avec laquelle certains gènes sont activés ou désactivés. À partir de là, il calcule un score qui reflète le degré d’agressivité de cette tumeur particulière et la probabilité qu’elle réapparaisse après un traitement standard.

Les médecins utilisent ensuite ce score pour orienter leurs décisions thérapeutiques. Si le score est faible, cela suggère que le cancer est moins agressif et que la chirurgie, la radiothérapie et les traitements hormonaux par comprimés suffisent, ce qui permet d’éviter la chimiothérapie en toute sécurité.

Si le score est élevé, cela indique un risque accru de récidive du cancer, et la chimiothérapie est recommandée, car elle a plus de chances d’avoir un impact réel. En d’autres termes, le test aide à distinguer les patientes pour lesquelles la chimiothérapie sera véritablement bénéfique de celles pour lesquelles elle ne ferait que causer des dommages sans apporter de bénéfice supplémentaire.

Quelle est l’importance de cette découverte ?

Il s’agit d’une avancée majeure, car elle repose sur un essai clinique de grande envergure, rigoureux et mené à un stade avancé. Pour ce type particulier et très courant de cancer du sein à un stade précoce, l’étude montre que plus des deux tiers des femmes considérées à haut risque selon les critères traditionnels peuvent sans risque renoncer à la chimiothérapie si leur score au test génétique est faible, sans pour autant perdre la protection contre la récidive du cancer.

Cela signifie que moins de femmes devront subir des mois de perte de cheveux, nausées, fatigue, risques d’infection, ménopause précoce, infertilité potentielle et effets à long terme sur le cœur ou le système nerveux, alors que cela n’améliore pas réellement leur pronostic.

Qui a mené cette recherche et quelle était l’ampleur de l’étude ?

Ces travaux sont issus de l’essai Optima, dirigé par des chercheurs de l’University College London, auquel ont participé plusieurs hôpitaux et centres de cancérologie.

Elle portait sur des personnes atteintes de la forme la........

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