Confessions d'un accro à l'huile d'olive
Confessions d'un accro à l'huile d'olive
Laurent Sagalovitsch – 13 février 2026 à 19h55
[BLOG You Will Never Hate Alone] J'aime tellement l'huile d'olive que je pourrais en mettre dans mon café et lui voue presque un culte.
Temps de lecture: 3 minutes
J'ai pour l'huile d'olive des élans qui ressemblent à ceux de l'amour. J'en consomme dans des proportions si gargantuesques que même mon revendeur attitré s'en est inquiété. C'est mon alcool à moi. Elle coule dans mes veines depuis ma tendre enfance, lorsque ma mère en mettait dans mes premiers biberons. Dès lors, nos routes ne se sont jamais quittées. J'en utilise si souvent qu'une bouteille d'un litre peine à tenir plus d'un mois, si bien que j'en commande par bidons entiers.
C'est l'enfance qui parle en moi. Quand on a été élevé par une mère et une grand-mère toutes deux nées de l'autre côté de la Méditerranée, dans cette Tunisie baignée de soleil et de lumière, l'huile d'olive est comme le vin pour le premier communiant: une nécessité, une obligation, une évidence, un impératif de tous les jours. Pas un plat qui ne m'ait été servi sans avoir reçu son onction, pas une sucrerie dont la préparation ne l'ait pas incorporée dans sa recette.
Parfois, je me demande même si le placenta dans lequel j'ai barboté pendant neuf mois n'en portait pas les traces. Par la suite, venu au monde, j'ai assisté à des scènes d'une violence telle qu'elles m'ont marqué à tout jamais: une brick à l'œuf plongée dans une marmite........
