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Cancer du sein: comment des traitements plus courts et des opérations moins lourdes changent la donne

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20.10.2026

Cancer du sein: comment des traitements plus courts et des opérations moins lourdes changent la donne

Chirurgie moins invasive, traitements mieux ciblés, nouvelles pistes de dépistage: la recherche fait évoluer la prise en charge du cancer du sein. À l'occasion d'Octobre rose, tour d'horizon des innovations qui améliorent les perspectives des patientes.

Temps de lecture: 5 minutes

20 octobre 2026 à 6h55 – Édité par Manon Michel

Octobre rose bat son plein, avec ses rubans, ses campagnes de sensibilisation et ses messages de soutien aux femmes qui luttent contre le cancer du sein (et également son lot de critiques). Et pour cause: il s'agit du cancer le plus fréquent chez les femmes, avec plus de 61.000 nouveaux cas chaque année en France. L'âge médian du diagnostic se situe à 64 ans, et plus de 80% des tumeurs surviennent après la quarantaine. Dépistée tôt, la maladie présente un pronostic favorable, avec un taux de survie à cinq ans de 88%, selon l'Institut national du cancer.

Le même institut décrit le cancer du sein comme le résultat d'un «dérèglement de certaines cellules qui se multiplient et forment le plus souvent une masse», la tumeur. Différents types de traitements sont utilisés, et souvent combinés, pour combattre la maladie: chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie, chimiothérapie ou encore thérapies ciblées. Ces dernières années, la recherche médicale a fait du chemin: les progrès se sont multipliés pour prévenir et guérir une maladie qui touchera une femme sur huit au cours de sa vie. Tour d'horizon non exhaustif des principales avancées autour du cancer du sein.

Vers une phase de «désescalade» thérapeutique

«Pendant des années, nous avons ajouté des traitements pour améliorer le pronostic. Nous sommes désormais dans une phase de "désescalade": nous cherchons à faire moins, tout en conservant la même efficacité», observe le professeur Khalil Zaman, médecin responsable du Centre du sein au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), en Suisse.

Il prend l'exemple de la chirurgie: aujourd'hui, entre 60 et 70% des patientes n'ont plus besoin de mastectomie. Seule la zone tumorale est retirée, et non le sein entier. «Depuis cinq à huit ans, nous conservons le mamelon et l'aréole en oncoplastie, complète le docteur Alfred Fitoussi, chirurgien mammaire spécialisé en chirurgie cancérologique et plastique. Nous reconstruisons le sein en........

© Slate