À sept mois de l'élection présidentielle, gauche et droite cherchent encore leur candidat: à quoi ressembleront les prochains mois?
À sept mois de l'élection présidentielle, gauche et droite cherchent encore leur candidat: à quoi ressembleront les prochains mois?
L'élection se rapproche et les partis commencent à affûter leurs stratégies. Primaire à gauche, bataille pour le leadership au centre et à droite, candidatures bien établies du RN et de LFI: la rentrée politique ouvre une nouvelle phase de la course à l'Élysée.
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15 septembre 2026 à 6h55 – Édité par Manon Michel
La rentrée politique a démarré sur les chapeaux de roue. Après les universités d'été, le grand débat du Medef et la polémique autour de l'interdiction du voile dans l'espace public lancée par le Rassemblement national (RN), l'heure est venue de faire le point sur les enjeux auxquels sont confrontés les principaux partis politiques à l'approche de l'élection présidentielle des 18 avril et 2 mai 2027.
Primaire sociale-démocrate en ligne de mire
La gauche sociale-démocrate a désormais les yeux rivés sur sa primaire, qui se déroulera les 9 et 10, puis 16 et 17 octobre. Après de nombreuses tergiversations, les conditions ont été fixées: les adhérents du Parti socialiste (PS) et de Place publique pourront voter, ainsi que les sympathisants qui acceptent de débourser 15 euros.
Plusieurs candidats sont en lice: le cofondateur de Place publique Raphaël Glucksmann, qui a annoncé sa candidature le 23 août au 20 heures de TF1, le premier secrétaire du PS Olivier Faure, qui a fait de même une semaine plus tard, mais aussi d'autres cadors socialistes comme Ségolène Royal ou Jérôme Guedj. Le député de l'Eure Philippe Brun, le député du Val-d'Oise Emmanuel Maurel et l'ancien secrétaire national du PS Fabien Verdier sont également dans la course à l'investiture.
L'enjeu est de taille: si les électeurs de la gauche radicale sont majoritairement convaincus par la candidature de Jean-Luc Mélenchon, l'électorat social-écologique est aujourd'hui écartelé entre les potentielles candidatures socialiste, écologiste, voire celles du bloc central, estime Pierre-Nicolas Baudot, maître de conférences en science politique à l'université de Rouen-Normandie. «Cet électorat n'a aujourd'hui pas de candidature de référence. L'enjeu pour les socialistes est d'apparaître comme la candidature la plus crédible. La primaire permettra de donner une incarnation.»
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