Cadmium et alimentation: comment nous nourrir sans angoisser en permanence?
Cadmium et alimentation: comment nous nourrir sans angoisser en permanence?
Hélène Bourelle – Édité par Émile Vaizand – 6 mai 2026 à 6h55
Après le dernier rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire sur la contamination des sols et de certains de nos aliments à ce métal cancérogène, difficile de ne pas être anxieux face à nos bols ou nos assiettes.
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Depuis 2019, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) alerte sur la surexposition des Français au cadmium. Ce métal cancérogène, qui peut aussi provoquer des atteintes rénales, des troubles de la reproduction et bien d'autres pathologies, est naturellement présent dans l'air, les eaux et les sols. Mais sa concentration est fortement augmentée dans l'environnement et l'alimentation en raison des engrais phosphatés épandus sur les terres agricoles.
D'après un rapport publié le 25 mars par l'Anses, les sols en sont pollués de manière persistante et la population française en ingère quotidiennement de petites quantités. L'agriculture biologique ne serait pas non plus épargnée. Bien que des études viennent contredire cette affirmation, toute cette histoire ressemble bien à une voie sans issue pour les générations actuelles. Entre peur, culpabilisation et sentiment d'impuissance, il devient parfois difficile de continuer de s'alimenter sans avoir l'impression de s'empoisonner.
Peut-on vraiment faire l'impasse sur les aliments concernés?
La publication du rapport de l'Anses a donné lieu à de nombreux relais médiatiques qui enjoignent aux individus de modifier leur alimentation pour limiter une accumulation du cadmium dans leur organisme. Le problème, c'est que la liste des produits concernés comprend des aliments quotidiennement consommés par les petits et grands: pâtes, riz, pain, céréales du petit déjeuner, pommes de terre, gâteaux vendus dans le commerce, viennoiseries, snacks salés, etc.
Désormais, il est conseillé de remplacer autant que faire se peut les féculents de base par des légumineuses (lentilles, pois chiches, fèves, haricots secs), des céréales ou pseudo-céréales sans blé (quinoa, sarrasin, polenta), mais aussi d'éviter les biscuits industriels,........
