«Mon espoir de partir est resté là-bas»: le douloureux retour au réel des refoulés de Ceuta
« Mon espoir de partir est resté là-bas » : le douloureux retour au réel des refoulés de Ceuta
Trois vingtenaires racontent à « Mediapart » leur retour au Maroc, à la suite de leur tentative de rejoindre l’enclave espagnole de Ceuta, fin juillet. Aux yeux de cette génération en proie au chômage, l’Europe incarne la promesse d’un projet de vie digne.
CasablancaCasablanca (Maroc).– Un billet de 100 dirhams, entortillé au creux de sa main. C’est environ 9,30 euros, pour un 8 heures–22 heures à coller des affiches. Ismail*, 20 ans, est las : « Hier, j’ai bossé aussi et je n’ai rien gagné. Mais je ne peux rien dire. Il faut bien que je puisse manger », souffle-t-il. Il veut travailler........
