Le NRx ou mouvement néo-réactionnaire, essentiel pour comprendre l'idéologie en place à la Maison-Blanche
Pas une semaine ne passe sans une nouvelle déclaration fracassante de Donald Trump, que ce soit sur l’Iran dont il prédisait avant le « cessez-le-feu » qu’une « civilisation entière allait bientôt périr » ; sur les démocrates, accusés d’à peu près tous les maux ; la salle de bal de la Maison-Blanche (« la plus belle jamais construite ») ; ou les attaques hebdomadaires, voire quotidiennes, à l’encontre de l’Europe dont il n’a toujours pas digéré le manque d’enthousiasme pour sa guerre.
Pourtant, si le président américain est le point focal de la stratégie MAGA de « submersion de la zone » (inspirée de son ancien conseiller Steve Bannon, c’est-à-dire l’idée que le tsunami de déclarations, contradictoires ou non, en submergeant l’espace médiatique, anéantit toute chance de l’opposition de faire entendre sa voix), la Maison-Blanche du deuxième mandat Trump est un écosystème complexe d’influences, d’idéologies, d’intérêts contradictoires, dont le consensus de façade parvient difficilement à occulter la diversité des agendas personnels et des points de vue.
Curtis Yarvin et le NRx
Si beaucoup a déjà été écrit sur le grand écart qui sépare Marco Rubio (un « néo-con » travesti en MAGA) et J. D. Vance (un populiste isolationniste), sur le népotisme qui prévaut (parmi les conseillers les plus influents : Steve Witkoff, un ancien partenaire d’affaires, et Jared Kuchner, le gendre de Trump, etc.), on parle beaucoup moins de l’influence d’un mouvement, peu connu en Europe, pourtant essentiel pour comprendre l’idéologie en place. Cette école de pensée s’appelle le NRx, aussi connue comme le « Dark Enlightenment », ou bien le « mouvement........
