Poulet: Ottawa doit rendre des comptes sur les droits d’importation
EXPERT INVITÉ. La gestion de l’offre repose sur une promesse: assurer une certaine stabilité aux producteurs et un approvisionnement fiable aux Canadiens.
En contrepartie, elle limite la concurrence, notamment celle des produits importés. Ce choix exige une administration transparente.
Or, une partie importante du système demeure difficile à évaluer: l’attribution et l’utilisation des droits d’importation de poulet.
Le débat mérite mieux que des accusations sans preuve ou une défense automatique du statu quo. Il faut pouvoir comprendre qui obtient ces accès, selon quels critères, et comment ils servent à approvisionner le marché canadien.
En vertu de ses engagements commerciaux, le Canada permet l’importation d’une quantité déterminée de poulet à des droits de douane réduits ou nuls. Ces contingents tarifaires donnent accès à un marché autrement protégé par des tarifs élevés.
Pour 2026, les contingents de l’Organisation mondiale du commerce, de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique et du Partenariat transpacifique global et progressiste totalisent environ 121,6 millions de kilogrammes de poulet. Ces volumes sont exprimés en équivalence éviscérée, une mesure normalisée qui permet de comptabiliser différents produits sur une base commune.
Ottawa........
