Ma cliente pensait que je voulais l’arnaquer!
EXPERTE INVITÉE. « De quoi tu parles Megan? Mon bail est déjà signé et valide. Le propriétaire ne peut pas me mettre dehors comme ça. »
C’est ce que ma cliente Jade m’a lancé, les bras croisés, presqu’en roulant les yeux. Pour être tout à fait honnête, elle était pratiquement convaincue que j’essayais de lui faire payer des honoraires inutiles. Bref, elle pensait sincèrement que je voulais l’arnaquer ou que j’essayais de lui vendre un problème qui n’existait pas.
Ma réponse a été immédiate :
« Ton propriétaire actuel ne peut pas te mettre dehors, c’est vrai…
Mais un acheteur, oui. »
Le silence qui a suivi dans mon bureau était lourd.
Jade: « Attends, quoi? Comment ça? »
C’est ici que se cache l’un des angles morts juridiques les plus dangereux pour les entrepreneurs. (Note: l’histoire de Jade est une situation fictive entièrement inspirée de cas bien réels observés dans ma pratique).
Dans le monde des affaires, on célèbre la signature d’un bail commercial comme une victoire majeure. On choisit très stratégiquement l’emplacement idéal, on investit des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars en aménagement, on bâtit sa clientèle autour de cette localisation. Pour certains commerces, l’emplacement EST l’entreprise. Une clinique, un restaurant, un salon de coiffure ou une boutique spécialisée peut mettre........
