Vendre une entreprise ou comment éviter de perdre des millions en période d’incertitude
Un texte de Maxime Lévesque, Adm.A, CBV/EEE, expert en évaluation d’entreprise et fondateur, Phoenix Évaluation
LES IDÉES DES AFFAIRES. Les derniers mois ont été particulièrement mouvementés pour les entrepreneurs québécois.
Après plusieurs semaines d’inquiétude entourant de possibles hausses de tarifs douaniers entre les États‑Unis et certains partenaires commerciaux — une situation qui a semé beaucoup d’inconfort chez nos manufacturiers et distributeurs — voilà que les tensions avec l’Iran et le risque d’escalade au Moyen‑Orient ajoutent une couche supplémentaire d’instabilité.
À cela s’ajoute la hausse anticipée du prix des carburants, un enjeu qui touche directement plusieurs secteurs clés de notre économie, de la construction au transport, en passant par la distribution et plusieurs autres secteurs.
Dans ce climat de volatilité, plusieurs propriétaires de PME se demandent s’il est prudent de vendre ou d’acquérir une entreprise.
Pourtant, la réalité demeure: des transactions continuent de se faire chaque semaine au Québec. La question n’est donc pas de savoir si c’est le bon moment, mais plutôt comment structurer une transaction solide et équitable lorsque le futur est brouillé par l’incertitude.
L’incertitude brouille la valeur, mais ne l’annule pas
La valeur d’une PME repose sur sa capacité à générer des revenus et des flux de trésorerie. Lorsque l’environnement devient instable, deux visions s’affrontent souvent:
Le vendeur, qui croit fermement au potentiel de son entreprise malgré la turbulence.
L’acheteur, qui perçoit un risque accru et refuse de payer «comme si tout était normal».
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