L’IA ne règlera jamais le vrai problème des entrepreneurs
EXPERT INVITÉ. Ces temps-ci, chaque conversation entre entrepreneurs finit par parler d’intelligence artificielle (IA).
Comment automatiser plus. Comment aller plus vite. Comment réduire les coûts. Comment remplacer certaines tâches.
Cette obsession est parfaitement logique. Je suis le premier à en faire la promotion.
L’IA est sans aucun doute l’outil le plus puissant que le monde des affaires ait vu depuis l’arrivée d’Internet. Les entreprises qui refusent de s’y intéresser risquent de prendre un retard énorme, voire de disparaitre.
Cependant, plus je vois des dirigeants courir après l’IA comme si elle allait miraculeusement régler leurs problèmes, plus je réalise une chose: les entreprises ne meurent presque jamais uniquement à cause d’un problème technologique.
Elles meurent à cause de problèmes humains.
Et ça, malheureusement, aucune machine ne va le régler à votre place.
Je le réalise constamment dans mes discussions avec des entrepreneurs. Très rarement on m’approche pour une discussion sur un problème purement technique. Les défis les plus difficiles tournent presque toujours autour des relations humaines: conflits entre associés, équipes démotivées, gestionnaires incapables de communiquer, tensions politiques, manque d’imputabilité, égos surdimensionnés ou incapacité à gérer des conversations difficiles.
Bref, exactement les mêmes dynamiques qu’on retrouve partout où il y a des humains.
Une start-up qui allait bien jusqu’à ce que les humains s’en mêlent
Il n’y a pas si longtemps, j’ai discuté avec un entrepreneur que je mentorais qui était complètement épuisé.
Pourtant, sur papier, son entreprise allait plutôt bien.
Le produit progressait. Les clients répondaient positivement. Les investisseurs démontraient de l’intérêt. L’entreprise avançait.
Mais à l’intérieur, tout était en train de s’effondrer.
Deux cofondateurs n’étaient plus capables de se supporter.
Chaque réunion devenait une raison de s’engueuler. Chaque décision prenait des proportions ridicules. Chaque message était interprété comme une attaque personnelle.
Et comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation, le vrai problème n’était même plus le sujet de départ. Les tensions accumulées avaient tout contaminé.
À un certain........
