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Climat: l’extrême droite à l’offensive

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09.08.2026

On pourrait s’attendre à ce que l’exposition des citoyen·nes à des événements climatiques extrêmes renforce la conscience écologique, le soutien aux politiques climatiques, voire le vote en faveur de partis identifiés comme «pro-climat». Pourtant, les travaux existants montrent que ce lien est loin d’être automatique1>Peter D. Howe, «Extreme weather experience and climate change opinion», Current Opinion in Behavioral Sciences, Vol 42, décembre 2021, p. 127-131, www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2352154621001200 jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4565670_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4565670_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });. Et si une partie de l’explication tenait à la manière dont les acteurs politiques s’emparent de ces épisodes pour influencer l’opinion publique? Les partis d’extrême droite, en particulier, s’évertuent aujourd’hui à créer du conflit autour de ces événements climatiques extrêmes afin de promouvoir leur propre agenda et d’en tirer un bénéfice politique.

A première vue, la multiplication des événements climatiques extrêmes fragilise le positionnement des acteurs d’extrême droite. Elle atteste de manière flagrante la gravité d’un phénomène qu’ils s’attachent habituellement à minimiser, voire à nier2>Bernhard Forchtner, «Climate change and the far right», WIREs, Vol. 10, Issue 5, e604, 15 août 2019, https://tinyurl.com/mwut9286 jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4565670_1_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4565670_1_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });. Il est en effet désormais solidement documenté que la fréquence et l’intensité de ces épisodes augmentent sous l’effet du dérèglement climatique.

Les dirigeant·es politiques d’extrême droite sont-ils désormais contraints de reconnaître cet état de fait? L’examen de leurs prises de position récentes dans trois pays – France, Espagne, Etats-Unis – donne à voir des résultats contrastés. En France, la vague de chaleur historique de juin 2026 a offert au RN l’opportunité d’un aggiornamento de façade. Le parti cherche désormais à gommer plusieurs années de positions climatosceptiques3>Lara Pino Lerro, «Comment le RN tente de réécrire son discours sur le réchauffement climatique», Le Monde, Les Décodeurs, 1er juillet 2026, https://tinyurl.com/43y64wtz jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4565670_1_3').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4565670_1_3', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], }); en reconnaissant à demi-mot la brutalité des effets du dérèglement climatique à travers la canicule. «Il faut savoir dire en politique qu’on n’a pas été clairs et qu’on a même dit des bêtises», a admis le député Thomas Ménager, occultant les multiples saillies des cadres du RN contre l’«alarmisme» du GIEC ou leurs tentatives de détourner l’attention vers la lutte contre le «réchauffement islamiste».

En Espagne, le parti d’extrême droite Vox a tenu un tout autre discours lors des inondations qui ont dévasté une partie de la province de Valence et provoqué la mort de plus de 200 personnes en octobre 2024.........

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