Livre-rocher
Au diable les IAphages, les IAmanes, les IAcrates, voire les IA génératives tout court. Au diable les discours ingérés, digérés ou générés, tous aussi prévisibles les uns que les autres. N’allant pas toujours de soi, n’étant pas toujours aussi mécaniques qu’on le croit, mais à tous les coups offrant, à toutes sortes de perroquets (stochastiques ou non), l’occasion de se gargariser en répétant à tout va que les dés sont jetés et que la partie est gagnée (ou perdue, c’est selon). Face aux tenants de l’«autoritarisme du fait accompli», du «c’est comme ça», il ne suffit pas de faire des gammes ou des vocalises. Face à un prompteur en herbe ou expert, pas question de le prendre de vitesse ou de le submerger dans un flot de paroles contraires, fussent-elles convaincantes. Le débit ça le connaît – le débit plus que le débat – et plus il y a de mots, plus il fonce, dopé qu’il est par cette «machine sous stéroïdes» qu’est l’intelligence artificielle générative grand public. Plutôt poser un bon gros obstacle sur son chemin, qu’il va dès lors être obligé de contourner, comme un torrent contourne de gros blocs........
