Que les Suisses assument leurs choix!
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Chaque dimanche, notre chroniqueur ausculte l'actualité politique suisse. Retrouvez ses chroniques
Ce n’est pas encore la panique, mais c’est déjà une très grosse inquiétude. «La Suisse, nation d’exportation, est en crise… Le protectionnisme des grandes puissances a déjà fait perdre 15 000 emplois.» Cette semaine, Martin Hirzel, président de Swissmem, la principale association des PME et grandes entreprises du secteur technologique, a lancé un cri d’alarme dans la presse régionale alémanique, espérant que l’UE exempte la Suisse des mesures protectionnistes envisagées par l’UE. Des mesures qui pourraient avoir de très graves conséquences pour notre économie. Même si, aux dernières nouvelles venues de Rome, une première menace, celle de la discrimination à l’encontre des fabricants de machines suisses sur le marché italien, devrait être évitée ces prochains mois.
Plus grave pour les partisans du paquet d’accords avec l’UE, les Bilatérales III, le projet des 27, «Buy European», qui vise à favoriser les produits fabriqués dans l’UE ou l’EEE, pourrait apporter des arguments en faveur des opposants en Suisse. Aux yeux des eurosceptiques, c’est en effet la crédibilité des Européens et la fiabilité des accords signés avec eux qui est en jeu. Alors que les Suisses n’ont pas voulu rouvrir le dossier du traité de libre-échange signé en 1972 avec ce qui était alors la Communauté européenne, c’est précisément cet accord que les mesures protectionnistes européennes pourraient violer, selon certains experts. Des quotas ou des subventions liées à la production de biens nationaux sont en effet prohibés. La préférence pour des produits européens serait contraire au traité. «On ne peut pas faire confiance à l’UE», ne manquerait pas de dénoncer l’UDC.
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
