Le Conseil fédéral, clone trumpien
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Tous les lundis, l’écrivain Metin Arditi partage ses indignations, ses coups de griffe et ses coups de cœur dans un court billet intitulé «Cavalier seul»
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Que Donald Trump sape la recherche scientifique de son pays, soit. Faut-il que notre Conseil fédéral (CF) prenne exemple sur lui? Déjà (LT du 14/04/2025) je m’inquiétais du mandat que le gouvernement avait donné à la «commission Gaillard»: à peine plus de trois mois pour présenter un plan d’économies de 10%. Des recommandations à la va-vite, disions-nous, comme celle, irresponsable, de favoriser la recherche appliquée au détriment de la recherche fondamentale, clé du bien-être helvétique. Notre CF récidive et préconise maintenant la suppression du Conseil suisse de la science (CSS), formé de 13 scientifiques parmi les plus éminents du pays, tous bénévoles, qui couvrent les sciences dures comme les sciences humaines, regroupant des membres des EPF, des unis et des HES, tous élus ad personam, un organe de milice fidèle à la tradition helvétique. Il faut espérer que la décision de l’Assemblée fédérale s’opposera à cette suppression que personne ne comprend. Le CF entend remplacer le CSS par des mandats ponctuels. A en juger par l’expérience Gaillard, l’attribution de mandats n’est pas une spécialité du CF. Quoi qu’il en soit, ces mandats seront par essence moins amples dans leur vision, payants, et à risque de conflits d’intérêts. Vendre, voire brader, les bijoux de famille, on pourrait à la rigueur comprendre. Mais les jeter comme cela aux détritus est incompréhensible.
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
