Pourquoi Bagayoko va vite éclipser les héritiers Bompard, Panot, Aubry...
Les premières prises de distance sont actées. Ceux qui voyaient en Bally Bagayoko un fidèle soldat de La France insoumise, prêt à réciter le catéchisme mélenchoniste, en seront pour leurs frais. Le maire de Saint-Denis est un politicien comme les autres, longtemps proche du Parti communiste, sachant manier à merveille les symboles et les ambiguïtés. À peine élu, il affiche des différences avec Mélenchon qui ressemblent parfois à de véritables divergences.
Bagayoko, qui reçoit le leader insoumis dimanche à Saint-Denis pour son premier meeting de campagne, a de la mémoire et, disons-le, une certaine lucidité politique. Il n’a pas oublié les dérives d’une époque où la gauche mitterrandienne instrumentalisait l’antiracisme, promouvant quelques figures issues des minorités pour mieux les priver ensuite d’autonomie. Mélenchon était un acteur de ces années-là.
Cette expérience, le maire de Saint-Denis semble bien décidé à ne pas la reproduire. « On était bien pour être des trépieds (...) pour ceux qui sont dans la norme du pouvoir, souvent la norme blanche. Et dès qu’il fallait prendre des responsabilités, on a vu des barricades se présenter devant nous », explique-t-il dans un entretien au média communautaire Oumma.
Je ne suis pas de la génération de Jean-Luc Mélenchon.Bally Bagayoko
Je ne suis pas de la génération de Jean-Luc Mélenchon.
L’édile de 52 ans se montre habile et........
