Poutine, ses tueurs, et le grand retour des mâles dangereux
Il y a des histoires, comme celle d’Ivan Rossomakhin, qui ont le mauvais goût d’un concentré de désastre. En 2022, une fois son « opération spéciale » déclenchée, l’État russe extrait de sa prison cet homme de 25 ans condamné à quatorze ans pour meurtre et l’envoie, en échange de sa liberté, se battre en Ukraine sous bannière paramilitaire. En 2023, à son retour à la vie civile dans la région de Kirov, Rossomakhin passe des jours à errer fin cuit dans les rues, terrorise les passants en brandissant haches et couteaux, pour finir par sauvagement assassiner une babouchka de 85 ans. Il retourne en prison puis, comme dans un mauvais film scénarisé par des pyromanes, on l’en ressort pour le redéployer au front.
L’anecdote n’a malheureusement rien d’un cas isolé. En Russie, les faits divers s’accumulent : une fois le combat terminé, anciens soldats et détenus graciés s’en retournent chez eux pour poignarder leurs compagnes, massacrer des voisins, pulvériser des familles entières pour une querelle de palier, une vexation, trois (ou huit) verres de trop. Des hommes........
