Un amour de Paul
Depuis la parution de Lewis et Irène, le premier roman de Paul Morand, en 1924, on prend Hélène Morand pour Irène, la banquière du livre. Elle était riche, mais n’a jamais travaillé dans la finance, n’ayant jamais travaillé. De même, au contraire de son nom, elle n’était pas roumaine, mais grecque. Elle a été proallemande quand c’était conseillé si on voulait avoir des généraux nazis à sa table, mais c’est vite devenu un handicap mondain. La collaboration a été une mode avant d’être démodée. La France, ce pays d’escrimeurs et de couturiers, ne pardonne pas à ceux qui ne sont pas dans le bon coup.
On en apprend des choses sur Hélène dans Hélène et Paul Morand (Plon, 22 €). David........
