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Blanche Leridon, l’essayiste qui a du mal à finir les choses

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07.09.2026

En matière de choses inachevées, Blanche Leridon en connaît un rayon. Experte pour partir de soirée plus tôt, la discipline est même renommée « faire une Blanche » dans son groupe d’amis, spécialiste des piles de livres à peine entamées et des vacances écourtées, l’essayiste a, comme beaucoup d’entre nous, du mal à finir les choses.

Au téléphone, l’autrice de 34 ans le reconnaît, son nouveau livre, Nos inachèvements (qui sortira le 18 septembre aux éditions du Seuil), est une aventure autothérapeutique, mais pas seulement. « Outre ce point de départ personnel, il me semble qu’il y a bien, dans notre société, une espèce de rejet pathologique de l’idée de la fin », précise l’autrice. Et ce ne sont ni nos productions culturelles, toujours à la recherche d’une suite ou d’un préquel, ni les réseaux sociaux, offrant un scrolling infini, qui vont lui dire le contraire.

Avec un tel sujet, difficile de ne pas faire référence à l’Histoire sans fin, dont le dragon blanc Falkor a marqué les années 1980, ou Un jour sans fin, où Bill Murray revit en boucle le jour de la marmotte. Mais Blanche Leridon ne s’arrête pas là et mélange pop culture et références universitaires, du film The Substance avec Demi Moore à Albert Camus en passant par Robert Musil ou Francis Fukuyama.

Il faut dire que l’enseignante à Sciences Po, passée par les cabinets politiques, a les deux pieds dans le monde des idées en tant que directrice des études France du think tank libéral, l’Institut Montaigne. Un éclectisme qu’elle résume par son algorithme Twitter qui, en 2018, lui propose de suivre à la fois l’acteur Ryan Reynolds… et Gérard Larcher. « Toute l’ambivalence de mon existence », se marre l’intéressée qui s’autoproclame, sur son compte Instagram, « observatrice de la vie moderne ».

Des cabinets politiques au think tank

Née en 1992, fille d’un........

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