menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Les États-Unis enlisés dans une guerre longue en Iran

14 0
previous day

La malédiction de Versailles a frappé le protocole d’accord signé entre les États-Unis et l’Iran le 17 juin 2026 tout aussi sûrement que le traité de 1919, qui acta une fausse paix et une simple suspension des hostilités dans la guerre civile européenne pendant trente ans. Le caractère très général et ambigu de ses quatorze points, notamment sur la question clé du statut du détroit d’Ormuz, ne pouvait que conduire à une reprise rapide des opérations militaires. Quand les États-Unis prétendaient acquise la réouverture d’Ormuz, la République islamique, qui a pris conscience qu’elle dispose d’une arme de destruction massive de l’économie mondiale plus redoutable encore que la bombe atomique, n’entend à aucun prix en céder le contrôle.

L’engrenage de la reprise de la guerre est implacable. L’Iran a attaqué les navires qui empruntaient la route sud du côté d’Oman afin d’échapper à ses péages. Les États-Unis ont réagi en reprenant leurs frappes depuis le 7 juillet – ponctuées d’accalmies –, selon une logique punitive plus qu’une stratégie cohérente de rétablissement de la navigation. L’Iran a riposté en ciblant avec précision les bases américaines au Koweït, à Bahreïn et au Qatar – avec l’aide de la Russie et de la Chine dans le renseignement et la désignation des cibles -. Puis le conflit s’est étendu à la mer Rouge avec l’annonce par les Houthis le 20 juillet du blocus de l’Arabie saoudite et la destruction de pétroliers en réponse au bombardement de l’aéroport de Sanaa. Avec pour résultat le........

© Le Point