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Toilettes insalubres dans les lycées : et si nous prenions exemple sur le Japon ?

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friday

Les lycéens, à l’occasion de leur mobilisation parfois éruptive, demandent, entre autres, des toilettes de qualité. Et ils ont, quand ils ne saccagent pas ce qu’ils réclament, parfaitement raison. Leurs cadets collégiens et écoliers ont les mêmes revendications, moins bruyantes mais tout aussi fondées.

Le sujet, réputé manquer de grandeur et de noblesse, suscite fréquemment les haussements d’épaules et les remarques narquoises. C’est bien dommage. Du primaire au lycée, la question des toilettes scolaires revient régulièrement dans la presse, dans les conseils de classe, dans les questions parlementaires. Des études, des sondages, des thèses rapportent les problèmes rencontrés et les difficultés vécues par les enfants et les adolescents, trop souvent minimisées par les adultes.

L’état déplorable des sanitaires

Des disparités distinguent les établissements, mais l’image d’ensemble est peu reluisante. Parents, enseignants et, surtout, élèves décrivent une situation dégradée en matière d’hygiène : urinoirs repoussoirs, portes qui ferment mal, chasses d’eau fuyantes, absence de papier hygiénique. Les conditions sont particulièrement inconfortables et humiliantes pour les jeunes filles confrontées à leurs premières menstruations.

Par peur de la saleté, dégoût des odeurs, constat de vétusté, manque d’intimité ou sentiment d’insécurité, beaucoup d’élèves adoptent des stratégies d’évitement ou d’adaptation. Le fait de se retenir pendant des heures peut provoquer douleurs, constipation et troubles urinaires, avec des conséquences sur la santé, la concentration et, potentiellement, les apprentissages.

Les installations sanitaires scolaires diffèrent des autres commodités collectives en ce qu’elles sont fréquentées massivement,........

© Le Point