Trump au gala de la presse : un dîner avorté, une liberté fragilisée
Durant son premier mandat, Donald Trump avait boycotté le dîner des correspondants, refusant de s’asseoir face à ceux qu’il nomme les « ennemis du peuple ». Cette année, le président américain a annoncé sa venue avec sa surenchère habituelle : « Ce sera le dîner le plus grandiose, le plus chaud, le plus spectaculaire de tous les temps. »
Ce fut le dîner qui n’eut pas lieu, un enseignant californien de 31 ans ayant tenté de s’introduire, muni d’un fusil de chasse, d’un pistolet et d’une arme blanche, dans la salle de l’hôtel Hilton, en ouvrant le feu sur un policier avant d’être maîtrisé. À l’intérieur, Trump et son épouse étaient évacués, pendant que les quelque 2 600 invités, en robes longues et smokings, s’étaient réfugiés sous les tables.
Quelques heures plus tard, c’est depuis la Maison-Blanche qu’il tenait une conférence de presse, diffusant lui-même les photos de l’arrestation du tireur présumé, endossant ainsi presque un rôle de journaliste. Confusion des genres. À l’heure où j’écris ces lignes, ce serait la troisième tentative d’attentat contre le président, et........
