Un si long « moment Spoutnik »…
Quel extraordinaire spectacle que celui donné par la mission Artemis II… Et quelle leçon : c’est donc possible ! Cet exploit américain (auquel les Européens et les Canadiens sont associés, rappelons-le) nous ramène aussi à l’épopée de la conquête de la Lune. À plusieurs titres, d’ailleurs : au-delà du rêve spatial, Artemis II est une réponse américaine aux ambitions – lunaires mais pas seulement ! – de la Chine, tout comme le programme Apollo était un message à l’Union soviétique.
Un cinquième à peine des humains vivant aujourd’hui sur la Terre étaient nés le 20 juillet 1969, l’Histoire mérite donc qu’on la raconte à nouveau. Il faut se souvenir, notamment, qu’il ne s’est écoulé que douze ans entre le lancement, le 4 octobre 1957, du tout premier satellite par les Soviétiques, et le « grand pas pour l’humanité » de Neil Armstrong. La réponse fulgurante de l’Amérique après ce « moment Spoutnik » – expression désormais consacrée – enseigne que rien n’est jamais perdu…
En 1957, Eisenhower avait d’abord tenté de........
