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La leçon de «Vitrerie Joyal»

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09.05.2026

Avez-vous regardé Vitrerie Joyal, la nouvelle série de Martin Matte ?

J’avoue que les trois premiers épisodes ne m’ont pas convaincu.

Manque de rythme, répétitions, gags convenus. « Pourquoi encense-t-on autant cette série ? » me suis-je demandé.

Mais les trois derniers m’ont happé.

À cause de la façon extrêmement humaine dont Martin Matte traite de la tragédie de son frère. (Une scène particulièrement émouvante, qui se déroule au bord d’un lac, vous tirera des larmes.)

Mais surtout pour son portrait de la vie quotidienne d’un petit entrepreneur, qui se tue pour garder sa business en vie dans un monde où seuls les gros joueurs sont capables de tirer leur épingle du jeu.

La dernière fois que j’ai vu un portrait aussi juste d’un entrepreneur qui tente désespérément de sauver sa peau, c’était en 1973, dans le film Save the Tiger, de John G. Avildsen (le réalisateur de Rocky), un long métrage formidable – et complètement oublié – mettant en vedette Jack Lemmon.

Des séries sur les hôpitaux, les postes de police et les cabinets d’avocat, il y en a des tonnes, et avec raison.

Ces séries permettent de poser toutes sortes de questions d’éthique hyperintéressantes.

À partir de quel point un traitement devient-il de l’acharnement ? Un policier a-t-il le droit d’enfreindre la loi pour coffrer un bandit ? Jusqu’où un avocat peut-il aller pour sauver un client qu’il........

© Le Journal de Québec